Le ventre de Paris, Emile Zola

par lilivre

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Le ventre de Paris d’Émile Zola
Éditions Le Livre de Poche (Les Classiques de Poche). 2009. 384 p.
(Roman classique)

C’est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe son troisième épisode des Rougon-Macquart. Après « la course aux millions » décrite dans La Curée, ce sera la fête brenghelienne du Ventre de Paris, ses amoncellements de victualiies, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes.

Florent, arrêté par erreur lors du coup d’Etat du 2 décembre 1851, s’est évadé du bagne de Cayenne. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart, fait prospérer l’opulente charcuterie Quenu-Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l’Empire a su procurer au « ventre boutiquiers », au ventre de l’honnête moyenne… le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier, il n’a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l’éternel affrontement des Maigres et des Gras.

Pourquoi ce livre ? 

Il me reste un très bon souvenir du roman de Zola Au bonheur des dames que j’ai lu il y a quelques années. Honte à moi, je n’ai lu que cet ouvrage de Zola. Je souhaitais donc me replonger dans l’univers de cet auteur en continuant dans la série des Rougon-Macquart. Le ventre de Paris a longtemps erré dans ma wishlist jusqu’à ce que mon voeu soit exaucé noël dernier. Une bonne occasion de me remettre aux classiques qui reste mon genre préféré.

Ce que j’en ai pensé

Ce qui marque le plus pendant la lecture de cet ouvrage et même après, c’est l’énorme travail descriptif que fait l’auteur d’un lieu unique que sont les halles centrales de Paris pendant le second empire. Émile Zola nous immerge ainsi dans un univers et une ambiance d’abondance. Cette abondance est omniprésente, notamment au travers de la nourriture, ses couleurs, ses odeurs, ses textures, etc. Cette profusion alimentaire est merveilleusement décrite, mais omniprésente tout au long de l’histoire, elle finit par lasser. A la fin du roman, mon imagination n’a même plus fait d’efforts pour me figurer toutes ces descriptions.

Lorsqu’on connait bien ce quartier aujourd’hui, il est impressionnant de voir comme il a évolué que ce soit en termes d’aménagement des rues, de vie de quartier, de relations ou d’ambiances. Ce roman est une réelle richesse en termes de témoignage, telle une immense photographie du passé.

Quant à l’intrigue, j’ai du mal à m’exprimer tant elle est noyée dans un flot de nourriture. Au milieu de tout cela, on discerne une satire de la société plutôt bien menée bien que je n’ai pas particulièrement été prise dans l’histoire.

En résumé

Ce livre avait pourtant bien commencé que ce soit pour son décor ou pour son histoire. Mais à mesure que j’avançais, ça s’est quelque peu essoufflé. Pour conséquence, j’ai mis 8 jours à venir à bout de ces 384 pages néanmoins agréables malgré des longueurs.

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