Chroniques de l’oiseau à ressort, Haruki Murakami

par lilivre

9782714453204

Chroniques de l’oiseau à ressort de Haruki Murakami
Editions Belfond. 2012. 833 p.
(Fantasy)

Un chat égaré, une inconnue jouant de ses charmes au téléphone, des événements anodins suffisent à faire basculer la vie d’un jeune chômeur, Toru Okada, dans un tourbillon d’aventures. L’espace limité de son quotidien devient le théâtre d’une quête sans cesse renouvelée où rêves, réminiscences et réalités se confondent. Aucune frontière, physique ou symbolique, ne résiste à l’effervescence des questionnements qui s’enchaînent au rythme de rencontres déroutantes, chacune porteuse d’un secret, d’une fragilité propre. Haruki Murakami (La Course au mouton sauvage, La Ballade de l’impossible) tente de nous donner à voir la part d’ombre des choses et des êtres. Replaçant la méditation bouddhique dans la violence contemporaine du japon ou d’ailleurs, il se propose d’explorer nos ténèbres intérieures. Sans se départir d’un humour où perce la détresse, il emmène le lecteur dans un monde fantastique où, toujours plus fuyante, la réalité n’en devient que plus envoûtante.

Pourquoi ce livre ?

Haruki Murakami est un auteur qui me permet de m’évader. C’est en suivant un conseil que je me suis plongée dans ce livre à titre énigmatique.

Ce que j’en ai pensé

Selon les passages, mon expérience de lecture a été différente. Tantôt je dévorais 200 pages, tantôt je peinais à en lire 20. Ici, l’action prend le temps de se dérouler et elle se joue quasiment dans un lieu unique. C’est ce qui m’a plu mais également ce qui m’a déplu. Pour moi, certaines parties sont de trop et peu utiles à l’intrigue déjà lente. Néanmoins, il est presque nécessaire que cette histoire se déroule à son rythme pour que le lecteur s’imprègne petit à petit de cette ambiance particulière.

La singularité des personnages m’a frappée, c’est une constante chez Murakami. Il semble qu’ils se mettent dans des situations extrêmes, non pour connaître une certaine forme de bonheur mais pour laisser au destin la possibilité de s’exécuter. Le rôle du destin est pour moi prépondérant dans cet ouvrage, comme si le personnage principal se faisait guider par une force invisible, le poussant à dépasser toute logique. La logique est d’ailleurs une idée qu’il faut abandonner en commençant un livre comme Chronique d’un oiseau à ressort. Ce que je recherche dans un livre n’est pas de m’identifier complètement à un personnage au travers de ses actions mais bien de voir la diversité de réactions qui existent face à l’adversité. Cela peut décontenancer mais permet également d’augmenter la vision des possibles. Rien que pour cela, cet ouvrage est intéressant.

En résumé

C’est une bonne lecture même si malheureusement, j’ai trouvé certains passages difficiles et finalement, certaines constantes des ouvrages de Murakami commencent à me lasser alors que cela m’enchantait auparavant.

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