Le nom de la rose, Umberto Eco

NomDeLaRose

Le nom de la rose de Umberto Eco
Editions Le Livre de Poche. 1990. 543 p.
(Roman policier et historique)

Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d’hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu’est l’abbaye située entre Provence et Ligurie, en l’an de grâce et de disgrâce 1327, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l’abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l’espace de sept jours.
Le Nom de la Rose est d’abord un grand roman hors pair qui ne se découvrent qu’à l’ultime rebondissement d’une enquête allant un train d’enfer entre humour et cruauté, malice et séductions érotiques.

Dans ma bibliothèque

L’évocation d’un roman policier historique a suffit à susciter ma curiosité. C’est donc avec une réelle excitation que Le nom de la rose a rejoint ma bibliothèque. Mais ayant des difficultés avec les romans historiques dont je trouve la lecture fastidieuse (ayant niveau en histoire qui m’oblige à effectuer de nombreuses recherches en cours de bouquin), j’attendais le moment opportun pour me plonger dans ce pavé. Et j’ai bien eu raison car cet ouvrage nécessite un minimum de concentration.

Ce que j’en ai pensé

Le duo que forme l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville et son disciple le novice Adso (narrateur) m’a beaucoup plu. Nous sommes face à deux personnages très différents, ce qui rend leurs dialogues particulièrement intéressants. Le maître, Guillaume de Baskerville, vif d’esprit, se détache de nombreuses valeurs et idées que prônent son entourage. Mais ici, les plus sages ne sont pas nécessairement ceux qui ont le plus de valeurs… Le disciple, Adso, de par sa qualité de novice est encore à la recherche de réponses alors qu’il va vivre un certain nombre d’événements insolites en l’espace de sept jours.

Les dialogues entre les différents personnages ainsi que l’intrigue policière sont agréables et faciles à lire. Les descriptions très riches et détaillées nous permettent de nous imaginer l’abbaye et reconstituent une ambiance de polar qui nous immerge entièrement dans l’histoire. En revanche, j’ai trouvé certains passages historiques trop longs, ils cassent parfois le rythme de l’intrigue policière.

L’intrigue policière est très prenante et complexe. La capacité de déduction de Guillaume de Baskerville est mise à rude épreuve, mais également la notre. Les crimes s’enchaînent et le désir de connaître le fin mot de l’histoire s’accentue. Personnellement, j’étais très loin de la vérité.

Ce livre parle de beaucoup de choses (manière inégale) mais je retiendrai : la religion, la justice, la liberté et le pouvoir des livres.

En résumé

Le nom de la rose est un ouvrage particulièrement dense qui contient de très nombreuses informations résultant d’un énorme travail de la part de l’auteur. Il a suscité en moi plusieurs questionnements et réflexions tout en faisant office de pédagogie sur les événements et la situation de l’Eglise de l’époque. Bref, tout ce que je peux demander d’un ouvrage.

Une lecture passionnante !